Quelle méthode choisir : Bilan Carbone, GHG Protocol ou ISO 14064 ?
Mis à jour le · Kerbone
Les trois méthodes mesurent les mêmes gaz à effet de serre et sont compatibles entre elles. Le GHG Protocol est la référence internationale demandée par les grands groupes. ISO 14064-1 est la norme vérifiable. Bilan Carbone est la méthode française la plus utilisée par les PME. Le bon choix dépend de qui lira vos résultats.
Ce que les méthodes ont en commun
Toutes calculent les émissions en multipliant des données d’activité par des facteurs d’émission. Toutes couvrent les sept gaz à effet de serre du protocole de Kyoto, exprimés en tonnes de CO2 équivalent.
Un bilan bien construit selon l’une peut être présenté selon les autres. Le travail de collecte reste le même.
Les différences qui comptent
- GHG Protocol : standard international, découpage en scopes 1, 2 et 3 et en 15 catégories de scope 3. C’est le format attendu par la plupart des grands groupes.
- ISO 14064-1 : norme internationale qui permet une vérification par un tiers. Utile si vous devez faire certifier vos chiffres.
- Bilan Carbone : méthode portée par l’Association pour la transition Bas Carbone. Elle est très répandue en France et inclut un volet plan de transition.
- Méthode réglementaire BEGES : format imposé pour la publication sur la plateforme de l’ADEME.
Comment choisir en pratique
Regardez d’abord qui va lire vos résultats. Un grand compte international demandera un découpage GHG Protocol. Un dossier BEGES demandera le format réglementaire.
Pour une PME qui démarre, la question est surtout celle de la qualité des données. Une méthode reconnue appliquée à des chiffres approximatifs ne vaut pas grand-chose.
Le Diag Décarbon’Action de Bpifrance s’appuie sur un bilan GES complet, scopes 1, 2 et 3, réalisé par un expert.
Le point qui fait vraiment la différence : les facteurs d’émission
En France, les facteurs de référence sont ceux de la Base Empreinte de l’ADEME, qui intègre la Base Carbone. Ils sont publics et mis à jour régulièrement.
Notez la version utilisée et l’année de référence. C’est ce qui permet de comparer votre bilan d’une année sur l’autre.
Privilégiez les données physiques (kWh, litres, tonnes) aux données monétaires quand elles existent. Elles reflètent mieux vos efforts de réduction.