Que sont les scopes 1, 2 et 3 d’un bilan carbone ?
Mis à jour le · Kerbone
Les scopes classent les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise. Le scope 1 regroupe les émissions directes, comme le gaz brûlé ou le carburant des véhicules. Le scope 2 couvre l’électricité et la chaleur achetées. Le scope 3 rassemble toutes les autres émissions de la chaîne de valeur : achats, fret, déplacements, déchets, usage des produits vendus.
Scope 1 : ce que vous brûlez ou laissez fuir
Le scope 1 regroupe les émissions qui sortent directement de vos sites et de vos véhicules. On y trouve le gaz naturel ou le fioul de la chaufferie, le gazole de la flotte, les procédés industriels.
Les fuites de fluides frigorigènes en font aussi partie. Une recharge de climatisation peut peser plusieurs tonnes de CO2 équivalent.
Scope 2 : l’énergie que vous achetez
Le scope 2 couvre les émissions liées à la production de l’électricité, de la chaleur ou du froid que vous achetez.
En France, l’électricité est peu carbonée grâce au nucléaire et aux renouvelables. Le scope 2 pèse donc souvent moins lourd qu’ailleurs en Europe.
Scope 3 : tout le reste, et souvent l’essentiel
Le scope 3 rassemble les émissions indirectes de votre chaîne de valeur. Le GHG Protocol les classe en 15 catégories, en amont et en aval.
- Achats de matières premières, de composants et de services.
- Transport des marchandises, entrant et sortant.
- Déplacements professionnels et trajets domicile-travail.
- Déchets générés par l’activité.
- Utilisation et fin de vie des produits vendus.
Pourquoi le scope 3 ne peut pas être ignoré
Dans une PME industrielle, le scope 3 représente le plus souvent 70 à 90 % des émissions. Un bilan limité aux scopes 1 et 2 passe donc à côté de l’essentiel.
C’est aussi le scope 3 que vos grands clients vous demandent. Vos émissions font partie de leur propre scope 3.
En France, le bilan réglementaire (BEGES) intègre les émissions indirectes significatives du scope 3 depuis 2023.
Comment ces émissions sont calculées
On multiplie une donnée d’activité par un facteur d’émission. Par exemple, des litres de gazole par le facteur du gazole, ou des euros d’achats par un facteur monétaire.
En France, les facteurs de référence viennent de la Base Empreinte de l’ADEME, qui intègre la Base Carbone.